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Depuis sa création en 2014, la Caisse présente deux faiblesses structurelles majeures :
• une proportion élevée d’engagements envers ses rentiers, réduisant la capacité des assurés actifs à supporter d’éventuelles mesures nécessaires au rétablissement de l’équilibre financier ;
• un degré de couverture inférieur à la moyenne des Caisses en capitalisation partielle et la contrainte de devoir suivre un chemin de recapitalisation progressif inscrit dans la législation cantonale et qui ne tient pas compte de l’abaissement du taux technique.

Dans le contexte actuel de taux d’intérêt bas, les Caisses de prévoyance tendent à abaisser leur taux techniques en suivant les recommandations de la Chambre Suisse des Experts en Caisses de Pensions.
La Caisse a abaissé une première fois son taux de3.5% à 3% en 2014, de 3% à 2,5% en 2016, puis une troisième fois de 2.5% à 2.25% en 2018 suivant les recommandations de son expert. A plus ou moins brève échéance, il est possible que la Caisse soit contrainte d’abaisser son taux technique à 2%.
La baisse de ce taux alourdit le poids des engagements envers les assurés et péjore le degré de couverture de la Caisse (une baisse 0.25 point de pourcent augmente les engagements d’environ 800 millions). Les mesures structurelles prises pour compenser les effets à long terme de la baisse du taux technique nécessitent un délai d’une dizaine d’année pour déployer tous leurs effets sur son degré de couverture. Dans l’intervalle, la Caisse est exposée à un risque de déséquilibre financier annuel au gré des performances des marchés financiers. Le comité a alors l’obligation de prendre des mesures d’assainissement en complément des mesures structurelles déjà prises.
Avec le plan de financement actuel, cette situation a pour conséquence de faire supporter aux assurés actifs tout le poids des mesures nécessaires pour respecter les contraintes légales en matière de taux de couverture à atteindre (suivi du chemin de croissance et capitalisation à 80%).

La faiblesse des taux d’intérêt péjore également les performances financières de la Caisse, la rendant très dépendante de l’évolution des marchés actions. Or, les actions sont volatiles et constituent tant des opportunités de rendement à long terme que des risques de perte à court terme (crises financières).
Le plan de financement et les contraintes liées au respect du chemin de croissance de la Caisse présuppose une attente de performance qui la contraint à prendre des risques dans ses placements et à s’exposer aux marchés actions. Néanmoins, la Caisse ne dispose pas de réserves suffisantes pour faire face à une chute des actions à court/moyen terme sans devoir prendre des mesures d’assainissement.
De manière générale, les incertitudes actuelles sur l’évolution des marchés financiers (itération d’une nouvelle crise financière, performances atones, etc.) sont de nature à peser sur la capacité de la Caisse à respecter son plan de financement et son chemin de croissance.

Le vieillissement de la population avec notamment l’arrivée à l’âge de la retraite des baby-boomers et une évolution plus rapide du nombre de retraités par rapport aux personnes en âge de travailler représente un défi important pour le système de prévoyance suisse. Ce phénomène est accentué par l’allongement de la durée de vie, qui a pour effet de servir des rentes sur une plus grande période, ainsi qu’une augmentation des engagements pour les Caisses de pension.
La CPEG est une Caisse mature avec une très forte proportion de pensionnés, ce qui renforce l’impact de ces évolutions et l’importance d’un financement supplémentaire pour y faire face.

Selon la brochure d’information de l’Office fédéral des assurances sociales sur la réforme Prévoyance vieillesse 2020, « il faut que la prévoyance vieillesse tienne compte de l’évolution de la société » . En effet, le système actuel défavorise les personnes qui travaillent à temps partiel (de plus en plus utilisé pour concilier vies professionnelle et privée), auprès de plusieurs employeurs ainsi que les bas salaires. En outre, il touche plus particulièrement les femmes qui sont surreprésentées dans ces catégories.
Cette situation doit être traitée au niveau national et ne peut être réglée par la Caisse seule. Celle-ci doit néanmoins tenir compte de cet état de fait et améliorer au mieux les conditions économiques des assurés concernés.

La Caisse est issue de la fusion de deux Caisses (la CIA et la CEH) aux modes de fonctionnement historiques différents. Force est de constater que les modes opératoires actuels et les principaux processus de travail peuvent encore être optimisés.
Dans un contexte incertain et complexe, les décisions de gestion doivent pouvoir s’appuyer sur des outils performants et des processus maîtrisés. Il appartient au comité de soutenir l’administration de la Caisse dans la recherche de la performance organisationnelle nécessaire pour faire face aux enjeux décrits précédemment.